Dominico Scarlatti


discographie (très) sélective


Agnès Gillieron

ø 1985 - Calliope CAL 9661 [1661 - LP]
Instrument : copie d'un pianoforte Anton Walter c. 1785
3Y Diap. n° 313 / 3d Compact n° 13

« Il s'agit bien d'un dépaysement, en ce sens que Scarlatti, qui enjambe sans difficultés les deux siècles qui le séparent d'Albeniz et de Manuel de Falla, perd de son éclat et de sa verdeur à être joué sur un pianoforte de la fin du XVIIIe siècle. Ce qui ne convient pas à Scarlatti est précisément ce qu'apportait cet instrument : une sonorité plus feutrée, un éclairage plus tamisé, et de subtiles nuances. Ceci dit, Agnès Gilleron se révèle une excellente interprète de Scarlatti. Elle use avec sobriété des ressources de son instrument et son jeu n'est jamais fade. Ainsi plaide-t-elle avec habileté la cause du pianoforte. Mais, dans ce cas précis, la cause est difficile à défendre.

Il semblerai néanmoins que la vérité historique soit plus proche que cela. Car la cours d'Espagne semble avoir possédée beacoup de pianoforte... » (Jean Roy, Diapason n° 313 p. 55 - janvier 1986)

« Etant donné les limites en dynamique de son instrument, la pianiste française est cantonnée dans les voisinages du clavecin et en conséquence, n'a pas les moyens des géniales intuitions ou des fulgurances d'Horowitz. Son propos est autre, modeste sans doute mais trop peut-être, car jamais son disque ne « décolle » tout à fait. Ses tempo son plutôt lents. Sa volonté de faire ressortir certains détails donne à son jeu un côté quelque peu scolaire, didactique qui, par exemple, évacue l'émotion du bel Andante K 481 et banalise la grandeur de la Sonate K 87. Les allegros et les prestos sont en général mieux venus (K 20 en particulier) mais Agnès Gillieron semble souvent gênée aux entournures dès que l'imagination de Scarlatti s'emballe. » Jean-Luc Macia, Compact n° 13 p. 58 - octobre 1986)


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