Mise à jour : 13 mai 2003

Discographie Schubert
Neuvième symphonie

« La Grande » D. 944 - Symphony #9 « The Great »




I

Immerseel, ø Tilgurg, 1997 OS. Anima Eterna - Sony "Intégrale" SMM 5023132 / SK 63 098 (intégrale) / SK 63 096 (p 1998)
Durée : 58'00
Son : B van der Wolf
6/8 Rép. n° 113 / 5 Y Diap. n° 447 & 453 (intégrale) / 5 Classica n° 1 & 2 n° 32 (intégrale)

« Jos van Immerseel [... remet] en causse la texture sonore elle-même ainsi que la dynamique et les accentuations. Son travail est d'une logique parfaitement rigoureuse et ne manque pas d'audace lorsqu'il l'applique à la 9e. Le résultat est fascinant tant il impose une écoute rénovée d'une partition dont on croyait connapitre les moindres détails. Le refus d'un tapis sonore confortable dérouilé par les cordes onctueuses, l'affirmation d'une accentuation rythmique très verticale soutenue par une timbale omniprésente, la mise en avant de cuivres à découvert sans legato, des tempos plutôt enlevés qui permettent à peine de respirer, tout concourt à provoquer la surprise. On suit Immerseel avec un intérêt intellectuel soutenu et son propos peut convaincre. [...] Le travail d'Immerseel reste au niveau d'une analyse pertinente et instructive, sans s'adresser au coeur. Son Schubert ouvre la voie à Mendelssohn plus qu'à Bruckner, ce qui ne manque pas de bouleverser nos habitudes. » (Philippe de Souza, Répertoire n° 113 p. 59 - mai 1998)

« Soulignant l'influance des danses populaire sur le compositeur [...], Van Immerseel est revenu à l'autographe pour abolir les modifications d'un romantisme plus « noble » apportée par Brahms dans les éditions courantes. D'où la réintroduction d'une multitude de nuance mezzo forte qui tendent à rétrécir le cadre dynamique de l'oeuvre tout en diversifiant celui des phrases. La pulsation rythmique prend le pas sur la mélodie, montrant encore l'importance pour Schubert d'un modèle beethovenien directement cité dans l'Allegro final. Outre sa vigueur de coloris, l'orchestre fait valoir une discipline à toute épreuve et ses accent sforzando claquent comme des coups de fouet. [...] Loin de réconcilier les anciens et les modernes, cet enregistrement vient attiser la polémique et nous crever les tympans ; on peut en détester l'esprit ou mépriser ses apparentes limites, mais impossible de le passer sous silence. » (Vincent Agrech, Diapason n° 447 p. 104 - avril 1998)

« A l'appui d'une lecture minucieuse et approfondie de cette partition, Jos van Immerseel nous propose une interprétation résolument novatrice et chaleureuse. Le choix subtil des timbres, des rythmes et des contrastes suscite l'émerveillement. Dans le premier mouvement, l'originalité des sonorités (cuivres et percussions en particulier), les précises varations rythmiques (légèreté de spizzicati des cordes) et les délicates nuances participent pleinement à la création d'une atmosphère mystérieuse et poétique. L'Andante con moto fourmille également de contrastes stupéfiants et étonne particuculièrement l'auditeur par l'inexorable progression rythmique que conclut l'explosion des cuivres [...]. L'Orchestre Symphonique Anima Eterna est également très à l'aise dans le vaste Allegro vivace : là encore leur jeu offre de multiple facettes : les articulations, les nuances et les contrastes sont minutieusement étudiés et maintiennent une forte tension tout au long de ces 1154 mesures ! » (Jean-Noël Coucoureux, Classica n° 1 p. 80 - mai 1998)



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