Mise à jour : 13 mai 2003

Discographie Schubert
Neuvième symphonie

« La Grande » D. 944 - Symphony #9 « The Great »




N

Norrigton, 1988 (Emi "Reflex" CDC 7 49949-2)

Norrigton, ø 1988 London Classical Players - Emi "Reflexe" CDC 7 49949-2 (p 1990)
Durée : 58'18
3/7 Rép. n° 24 / 4Y Diap. n° 359 / 2d Compact n° 52

« Après nous avoir doctement expliqué que tous ses devanciers se sont trompés de tempos, notamment les plus illustres descendants de la tradition romantique - sous-entendez Furtwängler, dont il n'ose cependant pas prononcer le nom -, après nous avoir suggérer que lui, en revanche, sait ce que le composituer voulait voici qu'il lève le bras... et là... nous tombons dans le vide ! [...] instruments d'époque (sic) ou pas, vérité musicologique ou pas, ce qui compte c'est la charge émotionnelle dont l'interprète nourrit leschéma musical fournit par les signes través par le compositeur pour transcrire ses états d'âme. Tout le reste n'est que coupage de cheveux en quatre. Une grande interprétation doit être une « évidence ». Or Roger Norrigton, en dépit d'un discours brillantissime mené à la cravache, dont pirno et forte semblent être les deux principales mamelles de son jeu de nuances, regarder passer devant lui la partition, tout heureux d'en avoir astiquer et huilé les rouages, mais dramatiquement hors du coup en ce qui concerne expression du sentiment et poésie. » (Jean Hamon, Répertoire n° 24 p. 66 - avril 1990)

« Jamais 9e n'a courru si vite, dansé plus lestement, créé avec tant de foi sa rage de vivre et de rayonnement. Cette lecture continûment positive risque de blesser plus d'une âme, d'écorcher plus d'un souvenir, de choquer (ce ne serait sans doute pas pour lui déplaire). Ajoutons que dans l'Andante initiale le mètre dansé étrangle le cantabile, les questions se métamorphosent toutes en réponses ; que dans la second mille éclats de lumière passées dans le vitrail instrumental négligent toute éventuelle expérience d'ordre humain ; que le ballet du Scherzo virevolte mais que le Trio ne l'influance pas ; qu'enfin le Finale, moteur, cuivré, découpé dans les arpèges de triolets, pourrait aussi bien être de Rossini. [...] Il ne nous appartient pas ici de juger si le chef a raison ou tort de fuir l'ombre : il parvient à illustrer son propos avec une conviction qui l'honore, un humour qui l'absout et une fraîcheur qui nous change. » (Ivan A. Alexandre, Diapason n° 359 p. 164 - avril 1990)

« Norrigton [...] restitue au cordes leur droit et leur chant, et joue même joliment des contrastes. Il « dégraisse » la partition, si du moins elle a besoin d'être dégraissée, forçant parfois encore, en particulier dans le finale, moins réussi, l'éclat des instruments à vent. Dans l'ensemble toutefois, l'équilibre est satisfaisant et cette version peut être recommandée à qui apprécie particulièrement les instruments d'époque. » (Pierre Brumel, Compact n° 52 p. 69 - avril 1990)



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