Mise à jour : 13 mai 2003

Discographie Schubert
Neuvième symphonie

« La Grande » D. 944 - Symphony #9 « The Great »




T

Tate, ø 1986 Staaskapelle Dresde - Emi CDC 7 47478-2
Durées : I. 17'08 - II. 15'15 - III. 15'13 - IV. 16'04 = 63'40
8/8 Rép. n° 54 / 4Y Diap. n° 325

« Ce disque est proche de la perfection, et pourtant... La spacialisation sonore est exceptionnelle, le jeu orchestrale s'équilibrant sans relâche autour d'un axe immuable. On est conquis par le naturel et la cohérence de l'allure, par le sens de la respiration et des enchaîinements. Et puis... on se demande si le chef n'est pas attiré sans y prendre garde par la qualité incomparable de la Staatskapelle de Dresde. [...] On se dit peu à peu qu'une multiplicité de détails, dont aucun n'est ici occultés étaient simplement « vécus » avec un autre engagement par Sawallisch ou Böhm, live, avec la même formation. Ainsi de l'accélération qui s'impose si naturellement dans la coda de l'allegro, ici à peine esquissé, ou dans le crescendo central de l'andante (d'une électrisante violence chez Böhm, littéralement affolant chez Furtwängler, en live aussi), ici un peu plat. Tant de splendeur engendre perversement une certaine monotonie, qui tourne à l'engourdissement dans le finale, impression accentuée par la modération sereine du tempo et la présence de toutes les reprises. » (Remy Loui, Diapason n° 325 p. 144 - mars 1987)

Tennstedt [1], ø avril 1980 Orchestre Philharmonique de Berlin - Emi CDZ 4 79516 2 [1436621 - LP]
Durée : 41'34
Diap. n° 293

« Tennstedt, en dépit de la phalange berlinoise (peu éloquente !), ne fera pas date. Bruyant sans fierté, carré sans rythmique ni phrasé, il assène cuivre et percussions à des cordes sourdes et des bois terreux. Non plus quatre mouvements, mais quatre fois le même discours pesant et bruyant. L'acharnement de l"diteur à promouvoir Tennstedt au club des grands graveurs de cire finit par être... voyant. » (Philippe Godefroid, Diapason n° 293 p. 90 - avril 1984)

Tennstedt [2], ø 19 avril 1983 Orchestre Philharmonique de Berlin - Tiento CD 12006/7

Toscanini, 1941 (RCA GD 60313 )Toscanini, 1941 (RCA 60328 - coffret 4 CD)

Toscanini, ø Philadelphie, Academy of Music, 16 novembre 1941 O. Philadelphie - RCA GD 60313 (vol. 69) / GD 60328 (coffret 4 CD)
Durées : I. 12'55 - II. 12'37 - III. 8'38 - IV. 11'14 = 45'38
8/4 Rép. n° 32 & 54

« Tout serait à citer, mais le choc de ce coffret est pour moi une fulgurante 9e Symphonie de Schubert qui n'a jamais mieux mérité son titre de « Grande ». L'énergie implcable que Toscanini met dans chque note, surtout dans les violons sur lesquels repose la pulsation d'une autorité soveraine, la calrté de la mise en place, notamment dans l'équilibre bois/cuivres, la progression construite - à la différence de Futwängler (1942 et 1951 [...]) qui assombrit l'atmosphère et joue sur l« le côté obscur de la force », la puissance de l'avancée, avec un Andante con moto assez vif [...] culmine dans un Finale explosif, d'une violence maîtrisée qui force l'admiration. Là où Furtwängler nous emporte dans une tornade métaphysique grandiose, Toscanini nous saisit à la gorge par sa fureur blanche. » (Jean-Marie Brohm, Répertoire n° 32 p. 86 - janvier 1991)

Toscanini, ø Carnegie Hall, 25 février 1947 P. New York - RCA GD 60291 (vol. 15 + 5e)
4Y Diap. n° 385

« Harvey Sachs a cent fois raison de remarquer la paenté qui existe entre le style de Toscanini et celui d'Erich Kleiber (on pourrait y ajouter Busch et Reiner), encore que la différence de ton et de couleur sépare bien les Allemands de l'Italien. L'élément le plus fascinant de cette 9e intransigeante est sans doute son imperturbable pulsation (l'Andante con moto !), cette manière d'avancer sans s'attarder. On préfère la gravure antérieure de Philadelphie (1941) à celle-ci pour une souplesse supplémentaire, et surtout pour une sonorité plus charnue et chaleureuse, l'une entraînant l'autre. Ici, la sécheresse des sonorités corsète quelque peu la poésie. Mais l'interprétation est irrésistiblement vivante. » (Rémy Louis, Diapason n° 385 p. 175 - septembre 1992)

Toscanini, ø Concert 7 février 1953 OS. NBC - Nuova Era 013 6315

Toscanini, 1953 (RCA GD 60290)Toscanini, 1953 (RCA 59480)

Toscanini, ø 9 février 1953 OS. NBC - RCA 59480 (+ 5 & 8e, 4 & 5e Mendelssohn) / GD 60290 (+ 8e, vol. 14)
Durées : I. 13'29 - II. 12'34 - III. 8'49 - IV. 10'42 = 45'51
8/5 Rép. n° 42 & 54 / 4 Classica n° 14 / 3d Compact n° 70

« Moins torturé que celle de l'Inachevée, sa vision n'en demeure pas moins profondément personnelle par la simplicité du phrasé, la bonhomie naturelle du ton et le sens de la pulsation. On n'y recherchera pas la transcendance mystique d'un Furtwängler, la force organique implacable d'un Böhm, ni les couleurs automnale d'un Karajan, mais la fluidité du discours et la vie intérieure qui anime en permanence le propos, montrent une voie différente de celle des grands anciens et des produits bio-allégés des Abbado et compagnie. Un document de premier ordre [...]. » (Philipe de Souza, Répertoire n° 42 p. 86 - décembre 1991)

« Schubert vu par Toscanini : c'est le romantisme allemand transfiguré par l'éclat méditerranéen, la sortie des brume pour le bleu du ciel. Ici, plus de tournoiement sur soi, de confession pathétique, mais seulement - ce qui n'est déjà pas si mal ! - un chant gorgé de lyrisme, qui semble seul préoccuper - sinon intéresser - le maestro. La sublime Symphonie n° 9 se ressent de cette vision et de ce viosinage : pour en rappeler l'origine autrichienne, Toscanini en souligne les basses (premier mouvement) mais, le reste du tempos, et de l'oeuvre, s'énivre de chant : un peu rapide dans le second volet, aux archets bien à la corde dans le troisième ; fulgurant, vertigineux dans le finae, emporté dans une sorte de griserie, de délire, par son rythme même. Cette vision méditerranéenne de Schubert pourra surprendre. Elle ne constitue pas pour autant une trahison. Simplement un éclairage. » (Jean Gallois, Compact n° 70 p. 47 - décembre 1991)



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